Intervention lors du conseil municipal de mai 2005,
de Jean-Marie ORIHUEL
Marx prédisait en 1848 , que L’économie libérale fondée sur l’initiative de l’entrepreneur, la propriété privée et la concurrence serait condamnée à terme, car elle produit un ensemble de conséquences sociales qui ne peuvent que mettre à bas le système.
Le marxisme est une doctrine qui a vocation à s’édifier sur les ruines du système capitaliste, en instaurant une nouvelle forme d’organisation sociale , consistant en la socialisation des moyens de production.
L’histoire lui a donné tort. Les systèmes communistes ont crée davantage d’inégalités et d’injustices sociales que le système d’économie solidaire de marché, qui est le modèle des pays européens, dont le notre, que les anciens pays communistes ont rejoints. Ce système est défendu par les partis de gouvernement français et européens, de gauche, de centre ou de droite.
La pensée marxiste imprègne encore aujourd’hui les dirigeants communistes chinois, qui disent être dans la deuxième phase d’édification du communisme, en développant l’économie ultralibérale, pour dans les décennies à venir répartir les richesses entre tous. Pour l’instant 33% des chinois sont chômeurs et ceux qui ne le sont pas, travaillent 60 heures par semaine sans couverture sociale pour 60€ par mois, et sans droit syndical. Souvenons nous de Tian an Men.
La pensée marxiste inspire également le mouvement altermondialiste, qui propose une alternative utopiste et révolutionnaire à l’organisation mondiale du commerce.
Le che disit : « Surtout soyez toujours capable de ressentir au plus profond de vous-même toute injustice commise à l’égard de qui que ce soit, dans quelque partie du monde que ce soit. » Nous sommes tous d’accord avec cette citation. Il disait aussi que » pour y parvenir il fallait en passer par la révolution armée ». Là nous ne sommes plus d’accord.
Et si on faisait plutôt la révolution dans les cœurs en combattant l’égoïsme, les dogmatismes , le repli sur soi, la morosité et le pessimisme.
Dans le sein de ce conseil municipal, les élus UDF estiment qu’il n’y a pas lieu de favoriser au niveau de la vie municipale, un système philosophique, le mouvement altermondialiste, ni même un autre, la création d’une société solidaire de libre échange en France et dans l’Union Européenne, réglementée par la constitution européenne.
Nous avons, que nous soyons de gauche, du centre ou de droite un dénominateur commun, la solidarité. Oeuvrons pour plus de dignité et plus de solidarité uniquement dans notre commune.
Sensibilisons les plus jeunes à l’écoute et au respect des personnes âgées. Sensibilisons les seniors à l’écoute et au respect des plus jeunes. Soyons unis dans nos diversités. Impulsons les associations locales qui s’occupent de solidarité, d’éducation civique, et de tolérance.
Promouvons par des actions réelles et locales la justice, la protection sociale, l’égalité entre les femmes et les hommes, la solidarité entre les générations ( article 1.3 de la constitution.)
Les engagements altermondialistes doivent rester le fait de partis politiques, d’associations, mais n’entrent pas dans le champ des actions communales. Mesdames et messieurs les élus, qui allaient à Barcelone du 16 au 19 juin, faites vous payer le voyage par vos partis politiques, pas par la commune.
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